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jeudi 2 avril 2015

Georgetown, Penang.

Nous effectuons notre dernière étape malaisienne à Georgetown. La ville est située sur l'île de Penang, sur la côte nord ouest de la péninsule.
A l'image de Malacca, la ville a été classée au patrimoine mondial par l'Unesco pour se diversité culturelle et pour l'architecture coloniale qui a été préservée et même bien restaurée. On peut ainsi visiter des Mansion, énormes résidences, entièrement restaurées et dont l'intérieur a été conservé à l'identique depuis plus d'un siècle. On baigne dans le luxe, les superlatifs et le superflu. Un bon en arrière, "au bon temps des colonies".
La grande fierté de la ville est de savoir allier histoire, culture et modernisme. C'est dans cette mouvance que s'inscrit la prolifération d’œuvres de street art un peu partout dans la vieille ville, la plupart soutenu par la municipalité qui met en avant ces pratiques au cours de festivals ou autres.
L'autre intérêt de Georgetown est beaucoup plus trivial: la nourriture. Il n'est pas forcément question de gastronomie ici mais la mixité offre une palette de saveurs des plus étendues et les prix ne semblent pas souffrir de l'inflation liée au tourisme important qui envahit la ville. Nous feront une bonne cure de plats indiens savoureux. avant de regagner la Thaïlande et son goût (trop) prononcé pour le piment. Nous ferons également quelques arrêts dans les pâtisseries qu'elles soient d'influence hollandaise ou cantonaise.
En guise d'activité physique et histoire de soulager notre conscience suite à tant d'excès, nous sommes allé faire un tour au sommet de la Penang Hill. Le sommet de la colline se trouve à 750m au dessus du niveau de la mer. Qu'on s'entende bien, nous avons pris le petit funiculaire pour monter. Mais, car il y a un mais, nous avons pris un aller simple. Un peu facile dites-vous. Certes mais, comme depuis quelques jours la tendance est à l'orage en fin d'après midi, nous avions décider de partir à l'aube pour profiter de la lumière matinale et de l'air frais. Et comme rien ne nous arrête, nous avons sauté du lit vers les dix heures du matin pour prendre un bus vers midi et arriver au sommet vers 13h30. Comme prévu, sous un énorme nuage noir grondant. N'ayant aucune peur à par celle de finir trempés jusqu'aux os (ou éventuellement foudroyés), nous avons rassemblé tout notre courage avant que le temps ne se gâte. Nous avons donc dévalé les 600 mètres de dénivelé en escalier pratiquement en courant. Deux jours plus tard, les quadriceps et les fessiers nous rappellent ce bon souvenir.



























dimanche 29 mars 2015

Iles Perhantian

Après notre bain de fraîcheur en altitude, il faut revenir à la dure réalité. Fini les sapins, les pulls et le brouillard ;  place aux cocotiers, aux maillots de bain et à l'eau turquoise. Bienvenue aux îles Perhentian. Ici, toute l'activité est tournée vers les fonds marins. L'eau est réputée des plus limpides d'Asie et de la planète et la faune et la flore sous-marines encore préservées.

Parmi les anecdotes notables, nous nous retrouverons avec pour voisine de bungalow, Christina, une sympathique suisse avec qui nous avions sympathisé lors de notre premier trek birman... il y a quatre mois! Nous passerons donc quelques temps ensemble une fois de plus.

Notre passage sera marqué par un vent soutenu. La première conséquence aura été un trajet houleux à l'allez. Nous avons eu largement de quoi goûter l'eau avant d'avoir mis un pied hors du bateau. La deuxième conséquence est la limpidité de l'eau qui est amoindrie.

N’empêche, nous avons chaussé palmes, masque et tuba et nous avons pu côtoyer une multitude de poissons aux couleurs toutes plus épatantes les unes que les autres. Des poissons littéralement arc-en-ciel qui becquettent les coraux, aux plus petits rayés de noir qui semblent nettoyer les premiers, aux zébrés, aux ponctués de jaune, aux tachés d'orange en passant par les "léopards", les gris-bleu en forme de flûte et les petit clowns orange et blancs cachés dans des anémones aux reflets bleus, vert et violet. Sans compter les "limaces" noires avec des pores orange, les bernard-l'hermite géants aux grand yeux blancs et aussi les "bénitiers" qui sortent et rétractent une pulpe noire ourlée de bleu ou jaune. Et puis, le petit requin à pointes noires et la tortue accompagnée de son poisson pilote! Et les rayons du soleil qui balayent le fond tapissé d'une forêt de coraux, durs ou mous, marron, orange, jaune, ... Et l'envers de la surface de l'eau turquoise battue par la pluie. Et que sais-je. J'en ai oublié la moitié et me souviens de suffisamment pour rêver quelques nuits.


















Cameron Highlands

Trêve de ville, il est temps d'aller s'oxygéner un peu. Pour cela, nous nous rendons à Tana Ratha, petite ville située à 1400 m d'altitude aux airs de station de ski. Il s'agit en fait du point de départ pour aller explorer les Cameron Highlands. La région est réputée pour son climat frais et ensoleillé et propice à la culture de nombreux fruits (fraise notamment), légumes (courgettes, choux,...) et surtout le thé. L'exploitation a commencé par les anglais au siècle dernier. De cette présence anglaise, outre le nom du massif montagneux, il est resté un nombre incalculable de Range Rover. Tout le monde roule en 4x4 anglais, tous plus vieux et rafistolés les uns que les autres. On n'avait encore jamais vu ça ailleurs.

Nous passerons une journée à se balader dans les plantations de thé en moto. Bien nous a pris de choisir cette option pour un  peu de tranquillité car nous verrons défiler les Range Rover chargés de touristes des tours operator et s'arrêter tous au mêmes endroits. Les mouvements de terrain sont magnifiques et les plantations de thé donnent un dynamisme incroyble au relief, dans des nuances infinies de vert. On évitera aussi les passages obligés dans toutes les attractions-boutiques à base de papillons, reptiles, roses ou fraises.

Le lendemain, nous nous attaquons à l'ascension du Mont Buntung qui culmine à 1890m.Une belle randonnée de quatre heures dans la rain forest tout au long de laquelle nous serons accompagné d'un ami à quatre pattes croisé sur le parking de la guesthouse. Vraiment amusant, il nous précédait tout le temps et on le retrouvait 15 minutes plus tard, sagement assis ou allongé dans le sentier à attendre qu'on arrive pour repartir.Pour la première fois de notre vie, nous aurions eu envie d'avoir un chien!